Le rachat de VMware par Broadcom, finalisé fin 2023, a changé la donne pour beaucoup d'entreprises suisses. Fin des licences perpétuelles au profit de l'abonnement, gammes réorganisées en bundles plus larges, et à chaque renouvellement une facture qui grimpe. Pour une PME ou une ETI romande, la question n'est plus théorique : rester, changer d'hyperviseur, ou saisir l'occasion pour aller vers un cloud souverain ?
Ce qui a changé avec Broadcom
Trois évolutions concentrent l'essentiel de la douleur. D'abord, le passage à l'abonnement : ce que vous aviez acheté une fois se paie désormais chaque année. Ensuite, la simplification de catalogue en quelques offres groupées, qui pousse à acheter des composants dont vous n'avez pas l'usage. Enfin, la révision des conditions pour les partenaires et les petits comptes, qui a réduit les marges de négociation.
Le résultat concret sur le terrain : des renouvellements dont le coût total augmente nettement, souvent sans nouvelle valeur en face. C'est précisément le déclencheur d'achat qui pousse les DSI suisses à rouvrir le dossier de leur infrastructure de virtualisation.
Trois trajectoires possibles
Rester sur VMware. Défendable si votre contrat est loin de l'échéance ou si une dépendance forte (outillage, certifications, applications critiques) rend la bascule risquée à court terme. Mais c'est un pari sur une trajectoire tarifaire que vous ne maîtrisez pas.
Changer d'hyperviseur. Proxmox VE, Nutanix ou d'autres solutions permettent de conserver un modèle de virtualisation classique. Vous réduisez la facture de licence, mais vous restez dans une logique « machines virtuelles » et vous portez vous-même l'exploitation.
Aller vers un cloud souverain. C'est l'option qui transforme la contrainte en avantage : vous sortez de la dépendance à un éditeur unique, vous gagnez en élasticité, et vous pouvez choisir un opérateur dont les données restent en Suisse.
Hikube, l'alternative souveraine et complète
Beaucoup d'alternatives ne couvrent qu'une brique. Hikube, la plateforme cloud souveraine opérée par Hidora depuis Genève, couvre l'ensemble de ce qu'un parc VMware faisait, et davantage :
- des Cloud Instances Linux et Windows, pour reprendre vos VM sans réécrire les applications ;
- du Kubernetes managé pour moderniser progressivement les charges qui s'y prêtent ;
- du stockage objet compatible S3, des bases de données managées (PostgreSQL, MySQL, Redis) et du GPU à la demande ;
- le tout sur des technologies open source de la CNCF, répliqué sur trois datacenters suisses.
Deux points comptent particulièrement dans le contexte Broadcom. D'une part, l'absence de vendor lock-in : vos manifestes Kubernetes, vos modules Terraform et vos configurations restent portables. D'autre part, la souveraineté : vos données, vos sauvegardes et vos journaux ne quittent pas la Suisse, et l'exploitation est assurée par une équipe suisse sans sous-traitance offshore.
Comment se déroule une migration
La migration ne se fait pas d'un bloc. La démarche que nous appliquons commence par un audit du parc existant : inventaire des VM, cartographie des dépendances, identification des applications critiques et des risques. Vient ensuite une bascule par vagues : les VM sont reprises en lift-and-shift sur Hikube, sans interruption de service, avec une période de rodage pendant laquelle l'ancien et le nouvel environnement coexistent.
Quand c'est pertinent, une partie des charges est modernisée vers des conteneurs pour gagner en élasticité et réduire les coûts d'exploitation. Mais la modernisation n'est jamais un prérequis : on commence par sécuriser la sortie de VMware, on optimise ensuite.
Le bon moment pour décider
Le pire moment pour rouvrir le dossier, c'est trois semaines avant l'échéance de renouvellement, quand la pression fait signer les yeux fermés. Le bon moment, c'est maintenant : auditer, chiffrer le renouvellement Broadcom, le comparer à une trajectoire cloud souverain, et décider à froid.
Si vous voulez cadrer cette comparaison sur votre parc réel, nos ingénieurs à Genève réalisent cet audit d'infrastructure et vous remettent une feuille de route priorisée. Sans engagement, et avec une équipe que vous pouvez appeler.

CEO & Co-fondateur
Fondateur de Hidora, passionné par le cloud natif et la souveraineté numérique suisse. Plus de 15 ans dans l'écosystème cloud.



