Aller au contenu
Retour au glossaire
Orchestration de conteneurs

Qu'est-ce que Kubernetes ?

Kubernetes est une plateforme open-source qui orchestre conteneurs : déploiement, mise à l'échelle et exploitation d'applis sur des clusters.

À quoi sert Kubernetes

Kubernetes (souvent abrégé K8s) prend des charges de travail conteneurisées, typiquement des images Docker, et les exécute sur une flotte de serveurs présentée comme une ressource logique unique. Il s'occupe de trois tâches qui, avant sa sortie en 2014, étaient soit manuelles, soit assemblées avec des scripts maison :

  • Ordonnancement : placer chaque conteneur sur un nœud qui dispose du CPU, de la mémoire et du matériel adéquats (GPU, SSD, zone réseau).
  • Auto-réparation : redémarrer les conteneurs plantés, remplacer les nœuds défaillants, replanifier les pods quand un hôte disparaît.
  • Découverte de services et équilibrage de charge : exposer des groupes de conteneurs derrière une IP virtuelle stable et un nom DNS, en répartissant le trafic entre les répliques.

Pourquoi les équipes l'adoptent

La vraie raison : Kubernetes transforme l'infrastructure en API déclarative. Vous décrivez l'état désiré, « 3 répliques de cette app, 500 Mo de RAM chacune, derrière ce domaine, qui parlent à cette base », et le cluster réconcilie la réalité avec cette description. Ce contrat fonctionne sur AWS, Azure, GCP, OVH, en on-premise et même sur un ordinateur portable avec k3s, ce qui en a fait le standard de fait pour les workloads cloud-native portables.

D'après notre expérience chez Hidora, les équipes qui réussissent avec Kubernetes ont déjà :

  1. Des services stateless qu'on peut tuer et redémarrer sans perdre de données.
  2. Un CI/CD correct pour construire et tagger les images à chaque commit.
  3. Une stratégie d'observabilité : au minimum des métriques + des logs agrégés en dehors du cluster.

Sans ces trois prérequis, Kubernetes ajoute de la charge opérationnelle sans débloquer les bénéfices.

Composants typiques en production

Un vrai cluster tourne rarement avec Kubernetes seul. La stack que nous déployons habituellement comprend :

  • Ingress controller (NGINX, Traefik ou Gateway API) pour exposer le trafic HTTP.
  • Plugin CNI (Cilium, Calico) pour le réseau des pods et les network policies.
  • Storage CSI pour les volumes persistants backés par Ceph, EBS ou Longhorn.
  • Contrôleur GitOps (ArgoCD, Flux) pour réconcilier l'état du cluster depuis Git.
  • Observabilité (Prometheus, Loki, Grafana) pour les métriques, logs et dashboards.

Quand ne pas utiliser Kubernetes

Les applications mono-conteneur, les outils internes simples ou les workloads avec des contraintes noyau très spécifiques tournent souvent moins cher sur un PaaS managé ou une simple VM. Kubernetes prend tout son sens quand vous avez au moins 4–5 services, plusieurs environnements, et une équipe capable d'absorber la courbe d'apprentissage.

Services Hidora associés

  • Managed Services : exploitation externalisée de vos clusters K8s existants ou nouveaux avec monitoring 24/7.
  • Hikube : Kubernetes managé souverain suisse, construit et opéré à Genève.
  • Consulting : audit, migration et formation quand vous adoptez Kubernetes pour la première fois.