Cas client
Blog
Cas client7 min

De AWS à Hidora : comment diviser sa facture cloud par 5

Matthieu Robin3 décembre 2025

Quand une scale-up suisse du secteur fintech nous a contactés en début d'année, le constat était brutal : leur facture AWS dépassait les 8 000 CHF par mois pour une application web avec base de données, quelques microservices et un environnement de staging. Pour une entreprise de 25 personnes, c'était devenu insoutenable.

Six mois plus tard, la même application tourne sur Hidora Cloud. La facture mensuelle : environ 1 600 CHF. Les performances sont identiques, voire meilleures. Et les données sont désormais hébergées en Suisse.

Voici comment cette migration s'est déroulée, et pourquoi de plus en plus d'entreprises suisses quittent les hyperscalers.

Le piège de la facilité AWS

L'histoire est classique et familière. L'entreprise a démarré sur AWS il y a cinq ans, quand l'équipe technique comptait deux développeurs. AWS était le choix évident : documentation abondante, services managés, scaling automatique. Les débuts étaient simples et la facture raisonnable, quelques centaines de francs par mois.

Mais au fil des années, la complexité s'est accumulée. Un service RDS par ici, un ElastiCache par là, des load balancers, du CloudFront, des Lambda functions pour des tâches ponctuelles, un cluster ECS pour les microservices. Chaque ajout semblait logique au moment où il était fait. Personne n'avait une vue d'ensemble des coûts.

Le réveil a été douloureux quand le CFO a demandé un détail de la facture cloud. L'analyse a révélé plusieurs problèmes :

  • Ressources surdimensionnées. Les instances EC2 tournaient en permanence à 15% de CPU en moyenne, mais étaient dimensionnées pour les pics de charge qui ne survenaient que quelques heures par semaine.
  • Services inutilisés. Trois environnements de développement étaient restés allumés alors que les développeurs concernés avaient quitté l'entreprise.
  • Transferts de données coûteux. La communication entre services AWS dans différentes zones de disponibilité générait des frais de transfert significatifs, un coût souvent invisible.
  • Absence d'optimisation. Aucun reserved instance, aucun savings plan. Tout était facturé au prix on-demand, le plus cher.

L'analyse des alternatives

L'équipe technique a d'abord tenté d'optimiser au sein d'AWS. Ils ont rightsizé les instances, activé des savings plans, supprimé les ressources inutilisées. Résultat : la facture est passée de 8 000 à 6 500 CHF. Mieux, mais pas suffisant.

C'est à ce moment qu'ils ont commencé à regarder au-delà des hyperscalers. Deux facteurs supplémentaires ont accéléré la réflexion :

  1. La souveraineté des données. Leur principal client bancaire avait commencé à exiger des garanties sur la localisation des données. AWS Zurich existait, mais la question juridique restait complexe : les données sur AWS restent soumises au Cloud Act américain, même hébergées en Suisse.

  2. La complexité opérationnelle. Gérer une infrastructure AWS demandait un ingénieur DevOps presque à plein temps. Pour une entreprise de 25 personnes, c'était disproportionné. L'équipe voulait se recentrer sur le développement produit.

La migration vers Hidora

Après un premier audit gratuit avec l'équipe Hidora, le plan de migration a été établi en une semaine. L'architecture cible était significativement plus simple que le setup AWS, sans sacrifier la résilience.

Semaine 1-2 : Réplication de l'environnement. L'infrastructure Hidora a été configurée pour répliquer l'architecture existante : serveurs applicatifs, base de données PostgreSQL, cache Redis, reverse proxy. La différence clé : sur Hidora, le scaling vertical et horizontal est natif et automatique, sans nécessiter la constellation de services AWS.

Semaine 3 : Migration des données. Les bases de données ont été migrées via un processus de réplication en temps réel. Pendant 48 heures, les deux environnements ont tourné en parallèle pour valider la cohérence des données.

Semaine 4 : Tests et validation. Des tests de charge ont été exécutés pour confirmer que l'infrastructure Hidora tenait les mêmes performances que le setup AWS. Les résultats étaient au rendez-vous : temps de réponse équivalents, voire meilleurs grâce à une latence réseau réduite (les données restant en Suisse, plus proches des utilisateurs finaux).

Semaine 5 : Bascule en production. La bascule DNS a été effectuée un samedi soir. Le temps d'interruption réel : moins de 5 minutes. L'équipe Hidora a assuré une surveillance 24/7 pendant la première semaine post-migration.

L'impact économique

Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

Poste AWS (avant) Hidora (après) Économie
Compute 3 200 CHF 680 CHF -79%
Base de données 1 800 CHF 420 CHF -77%
Réseau / CDN 1 400 CHF 180 CHF -87%
Staging / Dev 1 200 CHF 240 CHF -80%
Divers (monitoring, logs) 400 CHF Inclus -100%
Total mensuel 8 000 CHF 1 520 CHF -81%

Sur une année, l'économie dépasse les 77 000 CHF. C'est l'équivalent du salaire d'un développeur junior. Pour une entreprise de 25 personnes, cette somme réinvestie dans le développement produit a un impact direct sur la compétitivité.

Pourquoi un tel écart de prix ?

La question mérite d'être posée. Comment Hidora peut-il offrir les mêmes performances à un cinquième du prix ?

Plusieurs facteurs expliquent la différence :

Pas de "taxe hyperscaler". AWS facture une prime significative pour sa marque, son écosystème mondial et ses services managés. Pour une entreprise suisse qui n'a pas besoin de 30 régions mondiales et de 200 services différents, cette prime est injustifiée.

Infrastructure optimisée pour la taille. Hidora dimensionne l'infrastructure en fonction des besoins réels du client, pas en fonction de catégories d'instances prédéfinies. Le scaling granulaire évite le gaspillage systématique.

Pas de frais de transfert cachés. Chez Hidora, les transferts de données entre services sont inclus. Chez AWS, chaque gigaoctet qui traverse une frontière de zone de disponibilité est facturé.

Services intégrés. Le monitoring, les sauvegardes automatiques, le SSL et le support sont inclus dans le prix de base. Chez AWS, chaque couche supplémentaire est un service payant additionnel.

Au-delà des coûts : la souveraineté retrouvée

La réduction des coûts était le déclencheur initial, mais les bénéfices vont bien au-delà.

L'entreprise peut désormais garantir à ses clients que leurs données financières sont hébergées exclusivement en Suisse, dans des data centers soumis au droit suisse. Cette garantie a débloqué deux contrats importants avec des institutions financières qui refusaient catégoriquement AWS pour des raisons réglementaires.

La certification ISO 27001 d'Hidora simplifie aussi les audits de conformité. Plutôt que de devoir expliquer l'architecture complexe d'AWS et les implications du Cloud Act, l'entreprise peut présenter un cadre clair et compréhensible à ses auditeurs.

La simplicité opérationnelle

Le dernier bénéfice, souvent sous-estimé, est la simplification de la gestion quotidienne. L'ingénieur DevOps qui passait 60% de son temps à gérer l'infrastructure AWS consacre désormais 80% de son temps au développement produit. La gestion de l'infrastructure est partagée avec l'équipe Hidora, qui prend en charge le monitoring, les mises à jour de sécurité, les sauvegardes et l'optimisation des performances.

Pour les entreprises suisses qui se reconnaissent dans cette situation (une facture AWS qui dérape, des questions de souveraineté sans réponse, une complexité opérationnelle disproportionnée), la migration vers une plateforme cloud locale mérite d'être sérieusement envisagée. Les économies sont réelles, mesurables, et immédiates.

Besoin d'un accompagnement ?

Parlons de votre projet. 30 minutes, sans engagement.